dimanche 31 mai 2009

Quand on peut voir Obama à Washington Place...

Par moment on se dit qu'on n'est pas dépaysé du tout. En dépit des nombreuses différences en termes de proportion, on se retrouve toujours à faire des courses dans des endroits finalement semblables aux boutiques françaises (seuls les noms changent). Le cas du « Century 21 » est amusant, une sorte d'Eurodif où tous les vendeurs évoluent à une vitesse terriblement inférieure à celle de la ville. A ce titre le passage en caisse est des plus éprouvants pour ce qui est de l'attente, le prix de chaque article devant être scrupuleusement analysé par un supérieur hiérarchique (souvent occupé ailleurs) à la moindre ambiguïté.


Et puis des fois on est carrément surpris par le spectacle qui nous est offert. Je sors tout juste avec deux amis d'un Virgin Megastore dans lequel j'ai trouvé une casquette The Dark Side of The Moon, et on décide pour rentrer de passer par le Washington Square afin d'être un peu entouré de verdure. C'est alors qu'un attroupement plus dense que d'habitude attire notre attention : plusieurs personnes sont regroupées devant des barricades bloquant une rue étroitement surveillée par la fameuse NYPD. Mieux, des Chevrolets Suburban noires -véhicules officiels du FBI- protègent le lieu. « Ouuh ! Il doit vraiment se passer un truc ici ! ». On interroge quelques personnes et les réponses sont unanimes : « The rumor is that Barack Obama is in that building over there... but no one has seen him yet ». Goddamn it ! OBAMA quoi, la grande classe ! Il ne nous en a pas fallu davantage pour décider de rester l'attendre, d'autant plus qu'on est plutôt bien placé ! Les minutes passent longuement et sont entrecoupées par l'apparition d'officiers arborant fièrement leurs mitraillettes M4. Au bout d'une heure, plusieurs hélicoptères de la police quadrillent la zone et se rapprochent nettement des toits. Le spectacle est hollywoodien !


Et à peine un quart d'heure plus tard, le Président sort...

Les clameurs de la foule sont justes impressionnantes. J'essaye de prendre une photo mais avec les bousculades des autres photographes improvisés (et puis aussi un peu sous le coup de l'émotion), le résultat est tristement flou. 10 secondes plus tard, Barack Obama entre dans sa limousine et toute son escorte l'accompagne à l'aéroport où Air Force One l'attendait. Bilan : 1h40 d'attente, 10 secondes d'apparition du Monsieur. Mais (et pardonnez moi l'usage d'un mot réprouvé par les règles de bonnes conduites) putain ça valait le coup ! OBAMA quoi ! C'est le truc qui n'arrivera pas une deuxième fois en deux mois !!

You know what ? I'm happy !



vendredi 29 mai 2009

Quand le "Large Coke" du Wendy's fait au moins la taille de son visage...


J'ai l'air de me plaindre comme ça mais en fait je suis dans une des villes les plus cools du monde ! New-York est vraiment hypnotique. J'ai du mal à marcher sans avoir la tête occupée à regarder les sommets des buildings qui se confondent avec les nuages -en effet, il ne fait pas encore très beau ici. C'est incroyable comme la ville est en perpétuel activité : plein de boutiques ouvertes 24-7, plein de gens dans les rues... Il n'est pas rare d'entendre les sirènes de la police, des ambulances ou des pompiers. J'ai même vu un individu se faire arrêter et embarquer par la police au milieu des passants indifférents pour qui ce genre de spectacle relève probablement du quotidien.
Voilà une photo de Pace University, qui est quand même la raison de ma venue à New-York et l'endroit où je vais passer -malheureusement?- la plupart de mon temps. Je me suis présenté à Brian Pew, Assistant Director, et je me suis excusé pour mon arrivée tardive. Lui, très cool, s'est excusé au nom des Etats-Unis pour l'attitude d'American Airlines, m'a passé l'ensemble des documents administratifs et me les a expliqué en quelques minutes. Tous les autres élèves avaient passé la journée d'avant pour se les faire expliquer. En fin de compte j'ai échappé au plus chiant!


Je dois aussi dire que je ne suis pas très fier ; la composition alimentaire de mes repas ces derniers jours est d'une richesse impensable en terme de lipides. McDonald's, Wendy's, Burger King, Subway... je suis en train de tester la vraie nourriture américaine ! Bon à savoir : le "small size meal" est l'équivalent du menu XL en France et si vous demandez des potatoes, attendez vous à recevoir une grosse patate...
Notes pour moi-même :
-Le Chicken Teriaki du Subway est meilleur en Europe
-Ne plus commander de Large Meal aux US


"I'll have two number 9s, a number 9 large, a number 6 with extra dip, a number 7, two number 45s, one with cheese, and a LARGE SODA !"
-Big Smoke, GTA San Andreas

jeudi 28 mai 2009

New York at last !


La nuit à l'aéroport n'en fut pas vraiment une. Entre les allers et venues des techniciens de surface, l'activité incessante du Dunkin' Donut à côté et les cris des latino-américains accueillant leurs ami(e)s avec des joyeuses cymbales mon sommeil en a pris un coup. Dès 3h de matin, heure locale, les premiers passagers pointent leurs nez pour s'enregistrer, des agents American Airlines sont en effet soudainement apparus. Trop tard pour réserver un hôtel, évidemment. Mon vol est prévu à 8h20, je me suis enregistré dès 4h30. N'ayant rien à faire, je décide de rejoindre la salle d'embarquement dès 6h. Et j'attends... Quand l'heure est venue de pénétrer dans l'avion, j'ai la surprise de voir qu'il s'agit d'un appareil ridiculement petit, avec au grand maximum une soixantaine de places. Sièges nazes, pas d'écran, une seule hôtesse... Et merde je suis dans un Coucou tout pourri! L'équipage a du être puni pour devoir voler là dedans, je vois pas d'autres possibilités. Le vol se passe sans encombres. Le pilote était de bonne humeur et racontait des blagues via son micro, mais j'étais pas trop en état pour les écouter et les savourer. L'arrivée fut quand même curieuse... j'ai dû aller à l'autre bout du Terminal pour récupérer mon bagage alors que tous les autres passagers les ont eu à la sortie de l'avion. Je soupçonne une consigne de la part de la compagnie : « Surtout faites bien chier le petit français là ! Oui, celui avec la casquette bleue des Hornets. » Enfin...
Monté dans un des fameux taxi jaune de la ville, me voici en route pour Pace University! J'observe le paysage depuis le siège arrière. Tout est tellement gigantesque : énormes buildings, énormes voitures, énormes ponts... Puis on arrive. Arrêté sous Brooklyn Bridge, le chauffeur me dit qu'il ne peut continuer à cause de travaux mais que j'ai juste à remonter la rue. Je le paye en oubliant qu'il faut aussi donner un « tip ». Le chauffeur ne manque pas toutefois de me le faire remarquer. J'ai surement dû passer pour un gros malpoli (Are 5$ enough ?).
Le Pace Dormitory ne fut pas difficile à trouver. Je suis accueilli par une afro-américaine sympathique qui ponctue ses phrases par des « oh sorry hon' ! » quand je lui raconte mon aventure pour débarquer ici. L'appart' dans lequel elle m'a envoyé est plutôt cool. Je joins ici les quelques photos du lieu que j'ai prises. On est deux à occuper l'endroit ce qui permet de ne pas se peser dessus et de ne pas se bousculer dans la salle de bains (problème qui survient dans les apparts à 4 ou 5 personnes).
A peine les affaires déposées, je rejoins Pace University (à 5min à pied du dortoir) où je retrouve les miens. Finally!




Ah oui j'oubliais ! 4 nouveaux VFP (Very Fat People) repérés, ce qui porte le total à 16 pour le moment. Toujours aucune trois portes par contre...

mercredi 27 mai 2009

Bon baisers de... Boston ?!


Eh oui, le voyage n'a pas si bien débuté... Dès 15h50 j'ai commencé par accumuler l'ensemble des soucis qu'un individu qui voyage avec une valise de 30kg en avion peut rencontrer. Tout d'abord l'annulation pur et simple de mon vol American Airlines (compagnie number 1) prévu au Terminal C de CdG à 17h50 en raison d'une « casse » de l'appareil... soit! Direction Terminal E donc pour troquer mon billet contre un vol Air France Paris-Londres, Londres – New-York... Problème : le premier avion n'arrivera qu'au moment du décollage du second. D'où une perte de temps et un retour pénible au Terminal E pour dire aux agents d'American Airlines que leur solution n'est pas envisageable et qu'il faut quand même que j'arrive le 26 à New York. La réponse, prononcée avec un calme qui passerait presque pour du mépris, fut la suivante : « Monsieur, soit vous restez à l'hôtel sur Paris ce soir et vous partez demain matin pour une arrivée à 13h heure locale, soit vous prenez l'avion Air France en direction de Boston, vous dormez là bas et vous prenez le lendemain matin un avion American Airlines qui vous permet d'arriver à 9h35. » N'écoutant que ma dévotion et mon respect pour mes études, je choisis la deuxième proposition.
« Et pour l'hôtel là bas je fais comment ?
-Vous trouverez un agent American Airlines à Boston qui s'occupera de la réservation. »
Et me voilà embarqué bien malgré moi dans un avion pour Boston. C'est pas New York, mais c'est pas trop loin non plus. Pour me consoler je me dis que je vais avoir un bon repas dans l'avion et qu'il y aura surement des films cools et récents à regarder. Nenni! Les plateaux repas, bien que servis avec courtoisie par l'équipage, sont sans saveur ; et les films à ma disposition furent LOL, Cyprien et Envoyés Très Spéciaux. Il y avait bien Gran Torino aussi, mais je l'avais déjà vu. Que dire... LOL a surement été fait avec de bonnes intentions, mais le résultat à l'écran empile douloureusement les clichés. Cyprien... L'expérience est encore trop vive et trop douloureuse pour que je puisse en parler. Quant à Envoyés Très Spéciaux, l'idée est intéressante, deux scènes m'ont décroché un sourire, mais le reste est assez navrant.
7 heures et 15 minutes passent, et je n'ai même pas dormi. Me voici à l'aéroport international Logan de Boston. Je suis accueilli par les fiers drapeaux du Massachusetts et aussi par Ryan (prononcez Râ-hyène) qui me lâche un formidable « STICK BEHIND THE YELLOW LINE YOUNG MAN ! » avant de fouiller mes affaires, d'inspecter mes papiers et de relever mes empreintes digitales (par le même procédé que celui employé à l'ambassade des États-Unis). Mais la mission ne fait que commencer : je dois trouver un agent d'American Airlines pour qu'il me réserve une chambre d'hôtel bien confortable avec un bon lit douillet. Déjà je demande à plusieurs personnes où peut-on rencontrer ces êtres-vivants que l'on nomme « agents d'American Airlines », après quelques mauvaises indications un employé me donne enfin l'indice : « They're in the Terminal B ». Chic! Plus qu'à consulter le plan de l'aéroport et.... merde, c'est complètement à l'autre bout !! Je parviens tout de même, après quelques exploits qu'il est indécent de raconter ici, au Terminal sus-nommé...Je sais que vous avez deviné la suite. Je confirme, il n'y avait pas (ou plus) d'agents d'American Airlines pour me réserver l'hôtel. Que faire, en trouver un moi même ? Certainement pas, je risquais de me perdre... et puis j'étais dans le bon Terminal pour mon avion du lendemain... Il fallait donc que je passe la nuit dans l'aéroport, tel Tom Hanks dans le Terminal de ce bon Spielberg et Papa qui a subit la même chose une fois je crois. Mais dormir prostré sur une chaise n'est pas aisé. J'ai à peine pu fermer un œil. Pour passer le temps, je me suis mis à compter le nombre de personnes obèses qui passaient. Il paraît que c'est une épidémie aux USA, j'ai voulu en avoir le coeur net. Il faut se rendre vite à l'évidence et au bout d'une heure de jeu, j'ai cessé de compter les simples surcharges pondérales pour ne plus comptabiliser que ceux qui ont les cuisses tellement larges qu'une jambe doit littéralement contourner l'autre pour que l'individu puisse mettre un pied en avant. Juste avant d'embarquer pour New-York, j'ai ainsi recensé 12 cas... Je crois quand même que je vais me mettre à un jeu moins gore : essayer de trouver une voiture qui n'ait que 3 portes! Tout est vraiment immense ici...