mercredi 30 septembre 2009

Watashi no namae wa Jay-Bi desu.

Arrivé il y a deux jours déjà. J'aurai du écrire plus tôt je sais.

Peu avant le départ, je craignais le retour de ma malédiction aéronautique. La préparation des bagages fut assez pénible pour respecter la limite de 20kg et ne pas me retrouver à tout déballer à l'aéroport comme lors de mon vol New York – San Francisco. J'ai relu plusieurs fois le descriptif des billets pour m'assurer que tout était bon et que j'allais pas me faire avoir sur les dates comme lors du Chicago – New York. J'étais assez tendu aussi à l'idée de devoir me repérer dans un pays sans vraiment connaître la langue...


Et puis, une fois arrivé au comptoir d'enregistrement, la pesée de la valise révèle un poids de 19,5 kg. Premier ouf.

Lors du contrôle par la douane, je me fais arrêter par un agent qui veut fouiller mon sac car il a vu un objet à la forme douteuse :

« J'ai pourtant pensé à retirer les ciseaux... enfin il me semble, je vous jure!

-Non c'est bon, c'était juste un chausse-pied.»

Deuxième ouf.

En attendant sagement l'avion de Korean Air qui doit m'emmener loin vers l'Est, je croise deux camarades qui prennent le même vol que moi. Je ne serai donc pas tout seul pour me repérer dans Nagoya et si on se perd, bah on rigolera. Troisième ouf.

Il n'y a en fait pas eu de problème du tout. Aucun retard, rien... Pendant l'escale à Séoul, je profite des sièges relaxant pour regarder les avions décoller. Un Malaisien à côté de moi me demande des conseils pour choisir une veste en cuir après avoir vu la mienne et on commence à discuter de la vie asiatique en général. Rien de spécial à signaler non plus pour le vol Séoul-Nagoya.

Finalement on s'emmerde quand tout se passe normalement ! (d'ailleurs je m'ennuie en relisant mon histoire)


En posant le pied sur le sol japonais, on retrouve six autres camarades qui viennent juste d'atterrir aussi. Vu l'horaire tardif, on décide de prendre un Jumbo-taxi (9 places) pour se rendre sur le campus. Problème : y en a plus. On prend alors trois taxis normaux et on galère à leur faire comprendre l'adresse.

Dans mon taxi, l'ambiance est singulière. Le chauffeur essaye de nous parler :

« (Bouillie) (bouillie) (bouillie)...

-We don't speak japanese! coupe mon voisin de siège.

-... »

Quelques minutes passent. On se rend compte que le prix grimpe de façon conséquente. Bien plus que ce que l'école nous avait indiqué.

« Excuse me, are we there yet ? lance le même voisin.

-Aïe dontteuh spik Inneguelishu ! coupe le chauffeur avec son accent unique et inimitable.

-... »

Au final la facture s'élève à 30 000 Yens à diviser par 3 (pour info, c'est très/trop cher). On téléphone à Yuki Sakai, aka Sakai-san, qui nous envoient deux étudiants japonais avant d'arriver lui-même avec un van. Les deux étudiants se surnomment Ko et Ké et se marrent quand ils apprennent le coût du taxi. On s'essaye au japonais avec eux, mais le niveau ne vole pas bien haut. Eux par contre ont l'air de bien s'amuser en nous écoutant. Ils sont sympa et s'essayent aussi un peu français.

Sakai-san arrive enfin. Il nous salue et dit : « Is there a Mr Clervoy here ? » Je lève la main et il vient me faire une poignée de main à la stupéfaction de tous les autres. En fait, il a gardé un très bon souvenir de Matthieu...


On rentre dans le campus. En vidant le van, ma valise qui contient mon pc portable tombe violemment par terre. Je récupère la clé de la chambre que je partage avec deux autres personnes et je m'empresse de vérifier l'état de l'ordinateur. Il est intact. Un peu trop miraculeux à mon goût, c'est bizarre ce soudain karma positif... Mais je ne me plains pas hein! =)