Eh oui, le voyage n'a pas si bien débuté... Dès 15h50 j'ai commencé par accumuler l'ensemble des soucis qu'un individu qui voyage avec une valise de 30kg en avion peut rencontrer. Tout d'abord l'annulation pur et simple de mon vol American Airlines (compagnie number 1) prévu au Terminal C de CdG à 17h50 en raison d'une « casse » de l'appareil... soit! Direction Terminal E donc pour troquer mon billet contre un vol Air France Paris-Londres, Londres – New-York... Problème : le premier avion n'arrivera qu'au moment du décollage du second. D'où une perte de temps et un retour pénible au Terminal E pour dire aux agents d'American Airlines que leur solution n'est pas envisageable et qu'il faut quand même que j'arrive le 26 à New York. La réponse, prononcée avec un calme qui passerait presque pour du mépris, fut la suivante : « Monsieur, soit vous restez à l'hôtel sur Paris ce soir et vous partez demain matin pour une arrivée à 13h heure locale, soit vous prenez l'avion Air France en direction de Boston, vous dormez là bas et vous prenez le lendemain matin un avion American Airlines qui vous permet d'arriver à 9h35. » N'écoutant que ma dévotion et mon respect pour mes études, je choisis la deuxième proposition.
« Et pour l'hôtel là bas je fais comment ?
-Vous trouverez un agent American Airlines à Boston qui s'occupera de la réservation. »
Et me voilà embarqué bien malgré moi dans un avion pour Boston. C'est pas New York, mais c'est pas trop loin non plus. Pour me consoler je me dis que je vais avoir un bon repas dans l'avion et qu'il y aura surement des films cools et récents à regarder. Nenni! Les plateaux repas, bien que servis avec courtoisie par l'équipage, sont sans saveur ; et les films à ma disposition furent LOL, Cyprien et Envoyés Très Spéciaux. Il y avait bien Gran Torino aussi, mais je l'avais déjà vu. Que dire... LOL a surement été fait avec de bonnes intentions, mais le résultat à l'écran empile douloureusement les clichés. Cyprien... L'expérience est encore trop vive et trop douloureuse pour que je puisse en parler. Quant à Envoyés Très Spéciaux, l'idée est intéressante, deux scènes m'ont décroché un sourire, mais le reste est assez navrant.
7 heures et 15 minutes passent, et je n'ai même pas dormi. Me voici à l'aéroport international Logan de Boston. Je suis accueilli par les fiers drapeaux du Massachusetts et aussi par Ryan (prononcez Râ-hyène) qui me lâche un formidable « STICK BEHIND THE YELLOW LINE YOUNG MAN ! » avant de fouiller mes affaires, d'inspecter mes papiers et de relever mes empreintes digitales (par le même procédé que celui employé à l'ambassade des États-Unis). Mais la mission ne fait que commencer : je dois trouver un agent d'American Airlines pour qu'il me réserve une chambre d'hôtel bien confortable avec un bon lit douillet. Déjà je demande à plusieurs personnes où peut-on rencontrer ces êtres-vivants que l'on nomme « agents d'American Airlines », après quelques mauvaises indications un employé me donne enfin l'indice : « They're in the Terminal B ». Chic! Plus qu'à consulter le plan de l'aéroport et.... merde, c'est complètement à l'autre bout !! Je parviens tout de même, après quelques exploits qu'il est indécent de raconter ici, au Terminal sus-nommé...Je sais que vous avez deviné la suite. Je confirme, il n'y avait pas (ou plus) d'agents d'American Airlines pour me réserver l'hôtel. Que faire, en trouver un moi même ? Certainement pas, je risquais de me perdre... et puis j'étais dans le bon Terminal pour mon avion du lendemain... Il fallait donc que je passe la nuit dans l'aéroport, tel Tom Hanks dans le Terminal de ce bon Spielberg et Papa qui a subit la même chose une fois je crois. Mais dormir prostré sur une chaise n'est pas aisé. J'ai à peine pu fermer un œil. Pour passer le temps, je me suis mis à compter le nombre de personnes obèses qui passaient. Il paraît que c'est une épidémie aux USA, j'ai voulu en avoir le coeur net. Il faut se rendre vite à l'évidence et au bout d'une heure de jeu, j'ai cessé de compter les simples surcharges pondérales pour ne plus comptabiliser que ceux qui ont les cuisses tellement larges qu'une jambe doit littéralement contourner l'autre pour que l'individu puisse mettre un pied en avant. Juste avant d'embarquer pour New-York, j'ai ainsi recensé 12 cas... Je crois quand même que je vais me mettre à un jeu moins gore : essayer de trouver une voiture qui n'ait que 3 portes! Tout est vraiment immense ici...
« Et pour l'hôtel là bas je fais comment ?
-Vous trouverez un agent American Airlines à Boston qui s'occupera de la réservation. »
Et me voilà embarqué bien malgré moi dans un avion pour Boston. C'est pas New York, mais c'est pas trop loin non plus. Pour me consoler je me dis que je vais avoir un bon repas dans l'avion et qu'il y aura surement des films cools et récents à regarder. Nenni! Les plateaux repas, bien que servis avec courtoisie par l'équipage, sont sans saveur ; et les films à ma disposition furent LOL, Cyprien et Envoyés Très Spéciaux. Il y avait bien Gran Torino aussi, mais je l'avais déjà vu. Que dire... LOL a surement été fait avec de bonnes intentions, mais le résultat à l'écran empile douloureusement les clichés. Cyprien... L'expérience est encore trop vive et trop douloureuse pour que je puisse en parler. Quant à Envoyés Très Spéciaux, l'idée est intéressante, deux scènes m'ont décroché un sourire, mais le reste est assez navrant.
7 heures et 15 minutes passent, et je n'ai même pas dormi. Me voici à l'aéroport international Logan de Boston. Je suis accueilli par les fiers drapeaux du Massachusetts et aussi par Ryan (prononcez Râ-hyène) qui me lâche un formidable « STICK BEHIND THE YELLOW LINE YOUNG MAN ! » avant de fouiller mes affaires, d'inspecter mes papiers et de relever mes empreintes digitales (par le même procédé que celui employé à l'ambassade des États-Unis). Mais la mission ne fait que commencer : je dois trouver un agent d'American Airlines pour qu'il me réserve une chambre d'hôtel bien confortable avec un bon lit douillet. Déjà je demande à plusieurs personnes où peut-on rencontrer ces êtres-vivants que l'on nomme « agents d'American Airlines », après quelques mauvaises indications un employé me donne enfin l'indice : « They're in the Terminal B ». Chic! Plus qu'à consulter le plan de l'aéroport et.... merde, c'est complètement à l'autre bout !! Je parviens tout de même, après quelques exploits qu'il est indécent de raconter ici, au Terminal sus-nommé...Je sais que vous avez deviné la suite. Je confirme, il n'y avait pas (ou plus) d'agents d'American Airlines pour me réserver l'hôtel. Que faire, en trouver un moi même ? Certainement pas, je risquais de me perdre... et puis j'étais dans le bon Terminal pour mon avion du lendemain... Il fallait donc que je passe la nuit dans l'aéroport, tel Tom Hanks dans le Terminal de ce bon Spielberg et Papa qui a subit la même chose une fois je crois. Mais dormir prostré sur une chaise n'est pas aisé. J'ai à peine pu fermer un œil. Pour passer le temps, je me suis mis à compter le nombre de personnes obèses qui passaient. Il paraît que c'est une épidémie aux USA, j'ai voulu en avoir le coeur net. Il faut se rendre vite à l'évidence et au bout d'une heure de jeu, j'ai cessé de compter les simples surcharges pondérales pour ne plus comptabiliser que ceux qui ont les cuisses tellement larges qu'une jambe doit littéralement contourner l'autre pour que l'individu puisse mettre un pied en avant. Juste avant d'embarquer pour New-York, j'ai ainsi recensé 12 cas... Je crois quand même que je vais me mettre à un jeu moins gore : essayer de trouver une voiture qui n'ait que 3 portes! Tout est vraiment immense ici...
Enorme !
RépondreSupprimerContinue à m'écrire des trucs comme ça pendant tes voyages, c'est épique.
Amuse-toi bien :)
iBenJ
Salut fiston. C'est beau un aéroport la nuit hein ! (moi c'était à Chicago...) ça c'est de l'aventure, de la vraie. Tu es l'authentique héros d'une aventure exceptionnelle.
RépondreSupprimerSache que, même si la bouffe est sans saveur, même si Ryan t'a crié dessus, même si tu as sommeil, je t'envie car tu es à NEW-YORK, ville de folie au propre et au figuré. Maurice Corcos m'a confié qu'il n'avait jamais vu autant de schizophrènes au mètre linéaire de chaussée urbaine.
J'ai beaucoup de plaisir à partager ton voyage. Bravo pour la prose. Merci pour ces nouvelles et grosses bises.
PC
Eh bien J.B. tu commences l'Aventure dès le premier Jour!
RépondreSupprimerNous attendons la suite et t'embrassons très fort. .Nanou et P.J.
et ça t'a pas dégouté du cinéma toi d'enchaîner trois navets ?
RépondreSupprimerje me demande comment tu fais